Pendant neuf mois, votre corps s’est organisé autour de la grossesse : le bassin s’est ouvert, les côtes se sont écartées, le centre de gravité s’est déplacé. L’accouchement est un deuxième bouleversement, en quelques heures. Le post-partum, c’est le temps où tout cela se remet en place — et où le corps a parfois besoin d’un coup de main.
La consultation s’adresse à vous, pas à votre bébé. C’est un moment où l’on s’occupe de la maman, ce qui n’arrive pas si souvent dans les semaines qui suivent une naissance.
Le bassin a dû s’ouvrir, puis se refermer. On retrouve sa mobilité, celle du sacrum et du coccyx — souvent douloureux après un accouchement par voie basse, en particulier en position assise. L’ostéopathie ne remplace pas la rééducation du périnée : elle la prépare et l’accompagne.
Porter, allaiter penchée en avant, changer, porter encore, et dormir par tranches de deux heures. Les douleurs cervicales, dorsales et de poignet des premiers mois viennent rarement de l’accouchement lui-même : elles viennent de ce qui suit.
Une fois la cicatrisation acquise, on travaille la souplesse de la cicatrice et des tissus autour, pour qu’elle n’attire pas le reste et ne tire pas sur le ventre ou le dos. Avant cela, on ne touche pas à la zone.
Cela dépend surtout de vous. Si vous avez mal, le plus tôt possible — il n’y a aucune raison d’attendre. Si tout va bien, le mois qui suit l’accouchement est un très bon moment.
Après une césarienne, j’attends que la cicatrisation soit acquise avant de travailler sur la cicatrice, sauf situation particulière. Cela ne vous empêche pas de venir avant pour le reste : le dos, la nuque, le bassin.
La consultation post-partum et la consultation du nourrisson sont deux séances distinctes, mais elles peuvent s’enchaîner dans la même venue. Dites-le au moment de la prise de rendez-vous et je bloque les deux créneaux l’un après l’autre : vous ne vous déplacez qu’une fois.
Si votre bébé a du mal à prendre le sein, la page Nourrisson détaille ce que l’ostéopathie peut faire sur la succion.
Ce que les jeunes mamans me demandent le plus souvent.
Cela dépend surtout de vous. Si vous avez mal, le plus tôt possible : il n'y a pas de délai à respecter. Si tout va bien, le mois qui suit l'accouchement est un très bon moment, sans que ce soit une obligation.
J'attends que la cicatrisation soit acquise avant de travailler sur la cicatrice elle-même, sauf situation particulière. Cela ne vous empêche pas de venir avant pour tout le reste — le dos, la nuque, le bassin — qui n'a rien à voir avec la zone opérée.
Non, et ce n'est pas le même métier. La rééducation du périnée se fait avec une sage-femme ou un kinésithérapeute, sur prescription, et elle est remboursée. Mon travail porte sur la mobilité du bassin, du sacrum et du coccyx : il prépare cette rééducation et l'accompagne, il ne s'y substitue pas.
Oui, et c'est même le plus simple. La séance post-partum et celle du nourrisson sont deux consultations distinctes, mais elles peuvent s'enchaîner dans la même venue : dites-le en prenant rendez-vous et je bloque les deux créneaux l'un après l'autre. Et si votre bébé vous accompagne sans être consulté, il n'y a aucun problème — vous pouvez le prendre et le nourrir pendant la séance.
Oui, rien ne l'empêche. Prenez de quoi le nourrir si votre bébé vous accompagne, et on s'arrête au milieu de la séance si besoin.
Une séance dure 45 minutes. Pour un post-partum sans difficulté particulière, une à deux séances suffisent souvent. S'il y a une douleur installée, on peut avoir besoin d'un suivi — je vous le dis à la fin de la première séance.
La consultation est à 60 €. L'Assurance Maladie ne la rembourse pas, mais la plupart des mutuelles remboursent tout ou partie de la séance, souvent avec un plafond annuel. Je vous remets une facture à chaque séance, c'est le document qu'elles demandent.
Un bilan est toujours utile, mais ce n'est pas une obligation. Si vous n'avez mal nulle part, que vous vous sentez bien et que la reprise se fait sans difficulté, rien ne vous impose de venir. Beaucoup de femmes viennent sans douleur particulière, simplement pour faire le point sur un corps qui a beaucoup changé en un an — c'est une bonne raison, pas une nécessité.